
A partir de janvier 2008, le Théâtre de Cuisine arrive avec ses valises dans les collèges. Christian Carrignon et Paolo Cafiero vous font découvrir les clefs du théâtre à la manière du théâtre d'objet.
Christian Carrignon vous propose d'écrire (un peu à la manière de George Pérec) un "je me souviens..." sur des souvenirs de construction, de bricolage ...
4ème de couverture :
Ces « je me souviens » ne sont pas exactement des souvenirs, et surtout pas des souvenirs personnels, mais des petits morceaux du quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées… Elles ne méritent pas de faire partie de l'histoire.
Il arrive pourtant qu'elles reviennent, quelques années plus tard, intactes et minuscules, par hasard… quelque chose de mince, d'inessentiel, de tout à fait banal, miraculeusement arraché à son insignifiance, retrouvé pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable petite nostalgie.
Georges Perec
Le théâtre d'objet a à voir avec une pensée poétique des déplacements et des rapprochements intempestifs. Nous sommes les enfants des surréalistes, de Duchamp, du montage cinéma, de l'Oulipo…
J'aimerais vous proposer de constituer une « réserve » de Je me souviens de maintenant.
Des Je me souviens de bricolages. Restons-en aux bricolages les plus concrets, les plus terre-à-terre : je me suis persuadé que le bricoleur, quand il travaille de ses mains (à recoller les pièces qui n'ont rien à faire ensemble), est un poète dans sa tête.
-Je me souviens de la boîte du Petit Chimiste et des mélanges aléatoires que nous expérimentions.
-Je me souviens de mon premier pompon multicolore
-Je me souviens du gâteau au chocolat de ma mère, aussi dur qu'une plaque de chocolat.
-Je me souviens du réveil mécanique que nous démontions avec mon père.
…
Nous avons un site tout neuf. Je ne sais même pas envoyer un mail, c'est trop technologique pour moi. Je n'ai aucun attrait pour cette machine sans voyage. Mais si on peut bricoler avec, ça commence à me faire rêver. Aidez-moi à rêver.
Ecrivez vos « je me souviens » de « l'infra-ordinaire ».
Un spectacle de Christian Carrignon, metteur en scène du Théâtre de Cuisine.
Au sol : le rideau rouge et or du théâtre.
Dessus, un homme habillé en théâtre : chemise rouge, pantalon noir.
Le rideau est maintenu tendu au sol par des ficelles bien rouges : c'est un tapis à théâtre d'objet. Des seaux en plastoc bien colorés font contre poids au plafond. Ils descendent le long des ficelles comme dans une quincaillerie.
Ça c'est l'aspect scénographique, c'est très joli.
Pour le contenu dramaturgique, chaque seau contient un grand poète du théâtre d'objet :
-Agnès Limbos,
-Katy Deville,
-Manarf,
-Vélo Théâtre,
-Julio Molnàr,
-Sandro Libertini,
-Francesca Bettini,
-Jean-Pierre Larroche,
-Briciole,
bien tassés…
Car l'homme rouge et noir va rejouer les grandes scènes du théâtre d'objet.
Au bout de 25 ans, il transmet un héritage à ses filles.
Il faut vous dire qu'il se prend un peu pour le Roi Lear.
Il se rendra compte à la fin, donc trop tard, qu'il a lui aussi pillé ses parents sans dire merci.
L'Anthologie du théâtre d'objet est une tragédie.
Il y a mort d'homme.
Il sera joué au théâtre Massalia à Marseille du 20 au 23 mai 2008 à 20h.
Tous les élèves qui ont assité au clefs du théâtre pourront découvrir ce spectacle avec leur famille.
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